Agenda


3èmes rencontres internationales de l’Agriculture Durable

L’APAD sera présent au 3èmes rencontres internationales de l’Agriculture Durable à Paris. Cliquez-ici

Assemblée générale ordinaire de l’APAD

L’APAD tiendra son AG ordinaire le 18 décembre prochain. Cette réunion qui se tient une fois tous les trois ans, sera une occasion de passer en revue l’activité associative de 2007 à 2009 et de débattre de nos orientations pour les prochaines années. Un moment important dans notre vie associative.


Séminaire national de réflexion sur l’agriculture de conservation en Tunisie

Ce séminaire qui se tiendra le 28 octobre 2010 aura pour titre : « 10 ans d’agriculture de conservation en Tunisie : Bilan et perspectives ». Ce séminaire qui répond à une double demande des agriculteurs et des pouvoirs publics afin de faire l’inventaire des principaux acquis de l’expérience tunisienne et de relever les points faibles, dans le but d’envisager de nouvelles perspectives à l’agriculture de conservation est présidé par l’APAD et sera mis sous le patronage du ministre de l’agriculture.

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Le P.A.D.A.C.

Le Programme d’appui à l’agriculture de conservation « PADAC »

Le semis sur couverture végétale, communément désigné Semis Direct (SD) connaît un formidable succès au niveau mondial (95 millions ha en 2005 avec une augmentation des surfaces cultivées de 15 % par an).

Cette technique, qui vise l'élimination du travail du sol dans les productions végétales joue un rôle important dans la lutte contre l’érosion notamment dans les régions céréalières du Nord Tunisien, très exposées aux précipitations torrentielles automnales (voire hivernales). Elle présente également l’avantage de réduire l’impact des périodes de sécheresse sur les cultures, d’améliorer la fertilité des terres au travers de l’augmentation du taux de matière organique et de faire d’importantes économies de temps de travail et d’énergie. Enfin, l'absence de travail du sol ralentit la décomposition des résidus de récolte, tant à la surface du sol que dans la partie concernée par les racines, ce qui a pour effet de ralentir la libération du carbone dans l'atmosphère.

Ainsi, tout le travail mécanique du sol est remplacé progressivement par le travail biologique des plantes et des micro-organismes. Le sol n’est plus nu, exposé au soleil et aux pluies. Il est protégé par la partie aérienne des résidus de récoltes ou de plantes de couverture semées spécialement avant ou après la culture principale, tandis que les racines « en cousant » le sol, l’empêchent de se prendre en masse et permettent à l’eau et à l’air de circuler. Plus le couvert végétal est performant et diversifié, plus le sol est protégé et l’eau dans le sol préservée. Ce faisant l’agriculture de conservation, basée sur le semis direct, a pour objectif de concilier la réussite économique et la performance environnementale.

Les résultats prometteurs enregistrés par le Centre Technique des Céréales (CTC) et l’Ecole Supérieure d’Agriculture du Kef (ESAK) au cours de ces dernières campagnes agricoles (amélioration qualitative et quantitative des rendements, diminution des doses d’engrais et d’herbicides, diminution des consommations en énergie, diminution du temps de travail, augmentation substantielle du taux de matière organique, amélioration de la structure des sols, forte diminution de l’érosion) ont conduit à envisager la mise en place d’un nouveau financement en vue de poursuivre les actions entreprises depuis 1999 à l’initiative d’agriculteurs, de chercheurs, de l’administration (tunisienne) et du secteur privé pour expérimenter et développer la technique du semis direct en Tunisie.

Un nouveau financement d’un montant de 1,4 millions d’euros a été accordé à la Tunisie pour une durée de 5 ans (campagnes agricoles 2007/2008 à 2011/2012) par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), dont le secrétariat est assuré par l’Agence Française de Développement (AFD), dans le prolongement des actions qu’il soutient depuis 2001 pour un montant de 609 000 euros.

Une convention a été signée dans ce cadre le 29 janvier 2007 entre M. Mohammed Nouri JOUINI, Ministre du Développement et de la Coopération Internationale et M. Hubert DOGNIN, Directeur de l’Agence de l’AFD en Tunisie.

Le programme d’appui à l’agriculture de conservation, qui a démarré avec la campagne agricole 2007/2008, comprend trois volets :
- Un programme technique et un programme de rayonnement, relevant du CTC, pour diffuser l’innovation en direction de gros, moyens et petits exploitants ;
- Un appui à l’Association Pour l’Agriculture Durable « APAD »,  dans le cadre de la mise en œuvre du programme ;
- Un programme scientifique, réalisé par l’ESAK pour l’essentiel dans le milieu réel des bénéficiaires du programme de rayonnement, portant sur les aspects agronomiques, zootechniques et économiques.

Aspects novateurs du projet

La démonstration des possibilités de l’agriculture de conservation en zones semi-arides est encore très récente. La plupart des expériences ont été initiées dans des zones plus arrosées (tropicales humides ou subtropicales). Cependant, ces pratiques ont connu un développement récent dans des zones semi-arides de pays développés (très important en Australie), émergents (Mexique), et des expériences de recherche développement très positives en régions sèches d’Afrique (Nord Cameroun, Zambie, …)

C’est certainement une innovation majeure dans l’agriculture tunisienne :

      L’agriculture de conservation génère une réflexion transversale et multidisciplinaire qui bouscule les approches sectorielles figées des spécialistes et permet à la Recherche de fournir des réponses aux agriculteurs sur des questions vitales (érosion, fertilité, amélioration du potentiel de production).


      L’agriculture de conservation remet en cause les schémas de vulgarisation « descendants » classiques, car elle part des problématiques des agriculteurs et est expérimentée chez eux, avec eux et pour eux. Elle remet l’agriculteur au centre du développement et est de nature à générer une demande de services qui dépasse les possibilités des administrations classiques, dont la démarche est remise en question.


      En Tunisie, la réaction des agriculteurs a été très positive. Ainsi début 2008, au cours de la 9ième campagne de semis sans labour, plus de 50 semoirs spécialisés (dont les quatre cinquième sont privés) ont permis de semer près de 10 000 ha chez des agriculteurs innovants de Bizerte, de Béja, de Jendouba, de Siliana, du Kef et de Zaghouan.
      Après avoir amorcé la sensibilisation avec quelques gros agriculteurs, le projet se propose de cibler des exploitations moyennes et petites, et des unités de paysage.